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CALTIKI, LE MONSTRE IMMORTEL
1959 - Climax Presentations



LES PERSONNAGES

- John : Le héros ! Archéologue, sa famille courra un grave danger lorsqu'il redonnera naissance à Caltiki.

- Helen : La femme de John, convoitée par Max. Au début du film elle est en voyage de noce sur le terrain de recherche de l'équipe.

- Max : Le méchant. Raciste et aigri, sa blessure après l'attaque de Caltiki n'arrangera pas les choses. Comment lui faire comprendre qu' Helen ne veut pas de lui ? Il mourra, digéré dans les patounes du monstre chez John.

- Bob : Plongeur moustachu et cupide. Seconde victime de la créature.

- Linda : Mexicaine qui se sacrifiera tout au long du film pour Max, qui la tuera d'une balle dans le ventre. Trop bonne, trop conne.

- Caltiki : Monstre monocellulaire rampant. Divinité Maya éveillée par la radioactivité émise par l'éveil des volcans et le passage des comètes. Elle a décidé de faire un tour en ville, mais les lance-flammes de l'armée américaine en viendront à bout.

L'HISTOIRE, L'AVIS

C'est parti pour un film de monstre des années 50 comme on les aime avec le héros, le méchant, la belle et le monstre. Sauf qu'il s'agit ici d'une coproduction italienne, mise en scène par Riccardo Freda et Mario Bava.


Après une introduction présentant l'histoire et la curieuse disparition du peuple Maya, nous retrouvons une équipe d'archéologue travaillant sur un site mexicain à proximité d'un temple autrefois érigé par ce peuple. Nieto, rejoins là ses collègues, délirant et déplorant la perte de son collègue. Le reste de l'équipe va alors enquêter dans le temple et ils retrouveront une camera dont le film laisse à penser que les deux compères ont été sauvagement attaqués.

De retour sur les lieux de l'attaque, Bob le moustachu va plonger au fond du point d'eau de ce temple pour y trouver les squelettes des victimes à l'époque sacrifiées, le trésor associé et… Caltiki ! A la deuxième pioche, il remontera à l'état de cadavre méchamment décomposé. Le reste de l'équipe fera exploser le monstre revenu à la surface, mais lors de cet affrontement, John sauvera la vie de Max, pris au piège de l'abomination. Bilan des courses : un bout de monstre à étudier à la maison pour John, un bras en moins et une condamnation à plus ou moins long terme pour Max, enfin, une nuit de noce ratée pour Helen.

De retour en ville, donc, John emmène son échantillon de tissus au labo pour y faire quelques analyses. Les travaux amèneront aux conclusions suivantes : le monstre est une entité monocellulaire dont la croissance et l'activité sont stimulable si on la bombarde de radiation. Pas de bol, c'est pile à cette période qu'une comète émettant un fort champ radioactif a décidé de passer à proximité de la terre. Et John avait emmené des devoirs à la maison, à savoir un échantillon de la bête !

Pendant ce temps, Max, qui perd la boule, décide d'être libre et de s'évader de l'hôpital pour aller harceler la pauvre Helen. Au final, Caltiki a bien grandit (elle a même fait des petits), elle terminera le repas qu'elle avait commencé avec le bras de Max pour l'engloutir définitivement alors qu'il menaçait Helen l'arme au point. Mais le truc rampant sera vite calmé lorsque John et l'armée arriveront sur le terrain pour y mettre le feu.

 

 

Le plus énorme dans ce film est évidemment le monstre et la façon dont il a été conçu. Alors, imaginez une espèce de Blob improbable constitué d'un amas de couverture recouvert d'une espèce de confiture gluante dans lequel des pauvres techniciens rampent pour donner l'illusion de mouvement. Dommage que l'on n'ait pas la couleur sur ce coup là, mais nous bénéficions d'une adaptation française d'époque plutôt réussie. Et puis, lorsque la chose a bien grossit et décide de s'attaquer à la maison et aux chars de l'armée, les jouets de playmobils sont évidemment de la partie pour faire illusion de l'apparition de cette grande ancienne que n'aurait pas renié Lovecraft. Et puis sa progression est accompagnée d'un son oscillant bien kitsch, moins stressant que celui des Silicates de l'île de la terreur.

Pourtant, Caltiki est un film qui sait parfois se faire assez gore pour son époque, notamment lors de la restitution des corps digérés des victimes de la divinité. La présence de Mario bava à la réalisation n'y est peut-être pas étrangère… De plus, les décors de la première partie du métrage, sur le terrain Maya est assez somptueux. La scène de danse locale (enfin assimilée comme) n'a pas été épargnée à l'occasion.

Dans l'ensemble un monster movie standard, pas des plus passionnant avec son lot de personnages finalement très conventionnels. Mais rien que pour la créature et ses repas, il vaut le coup d'œil.

 

 

CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Le vaudou se pratique aussi au Mexique.
  • Je ne ramènerai jamais un bout de déesse monocellulaire vieux de plusieurs millions d'années à la maison.
  • Les éruptions volcaniques et le passage des comètes augmentent le taux de radioactivité ambiant.
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    A VOIR


    13 min.   : Et c'est parti pour la séquence Flashdance.
    49 min.   :
    La route est droite pépère.
    58 min.   : Absorbé et dissout par une carpette gluante !
    69 min.   : Séquence Playmobil.



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Nieto : "Ulmer, Ulmer, regarde la momie… Caltiki !"

    Pr Rodriguez : "Il n'y a pas d'erreur, ce fragment, ce morceau d'être, ce morceau de cellule doit avoir 20 Millions d'années."

    John : "Si j'osais oublier les principes scientifiques, j'affirmerai que nous avons rapporté avec nous un morceau de Caltiki, ni plus, ni moins."

    Max : "Tu peux entrer John, je t'entends vas, entre…entre… CRUNCH !"

     

     

    Reference IMDB :

     


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