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ANTHROPOPHAGOUS
1980 - PCM International



LES PERSONNAGES

- Julie : Bateau-stoppeuse, étudiante, fille au père et survivante du carnage anthropophage.

- Meggie : Jeune femme enceinte qui sur laquelle le monstre testera sa pratique de l'avortement à chaud.

- Carol : La voyante du groupe, jalouse de Julie. Egorgée.

- Henriette : La fille aveugle dont Julie devait venir s'occuper. Croquée à la carotide.

- Daniel : Le mec de Carol qui aimerai bien se faire Julie. Croqué de la même façon.

- L'anthropophage : C'était un homme bien avant. Et puis il y a eu ce naufrage, la famine à bord, et cette découverte culinaire...

L'HISTOIRE, L'AVIS

Joe d'Amato est bien connu des amateurs de ciné bizarre pour différentes raisons. Par les pornocrates pour sa filmographie pour adulte assez impressionnante, par les érotomanes à la petite semaine pour avoir alimenté pendant des années les dimanches soir d'M6 et par les fans de gore dont je suis pour nous avoir pondu des œuvres bien déviantes datant de "l'âge d'or" du Z italien d'horreur.

Antropophagous tient une place toute particulière dans mes goûts puisqu'il s'agit du premier vrai film d'horreur que j'ai pu voir à l'époque, j'étais alors âgée de 8 ans, et vous allez vite comprendre pourquoi j'en suis même arrivé à mettre en place ce site…flash-back !

 

Générique : un couple d'Allemands se prélasse sur la plage d'une île grecque. La fille va se baigner. Sous l'eau, elle hurle et dans les profondeurs se disperse un nuage de sang. Retour sur la plage, caméra subjective d'un homme qui marche vers le mec resté sur le sable. Un hachoir vient lui couper la tronche en deux. Voilà le ton est donné, et çà ne va pas s'arranger au fil de l'action.

Un groupe de jeunes vacanciers accompagnent Julie, une fille au pair, vers l'île en question où elle doit se rendre. Le voyage en bateau permet de présenter rapidement les personnages bien stéréotypés. Une fois à terre ils découvrent que l'île est totalement déserte, comme si tous ses habitants avaient subitement fuit un danger inconnu. Au fur et à mesure de leurs recherches, ils découvriront que le responsable de ce grand vide n'est autre qu'un homme ayant laissé tombé le Kebab pour la chair humaine.

La plupart du casting y passera bien évidemment mais pas suivant la mode des slasher mous du genou d'aujourd'hui. Ho que non. L'abattage se fait dans la plus grande tradition gore italienne à grand renfort de tripaille rosâtre et d'hémoglobine abondante. Et Antropophagous compte à ce sujet deux scène absolument anthologiques qu'un chroniqueur digne de ce nom ne peut omettre de décrire.

La première tout d'abord ; la scène dite du fœtus. Alors que le cannibale garde prisonnière Meggie, alors enceinte de 5 mois. Notre affamé est pris d'un flash-back lui rappelant les premières expériences gustatives qu'il pratiqua sur sa propre femme lors d'un naufrage sur un bateau pneumatique acheté 150 francs à Carrefour. Puis, de retour à la réalité, il s'empresse d'étrangler la pauvre Meggie avant de lui extirper son fœtus à la main et de s'en repaître.

A ce stade on se dit qu'on a passé le plus gros. Et bien non, l'ami Joe a gardé le meilleur pour la fin. La jaquette annonçait "L'homme qui se mange lui-même". Et bien il ne s'agissait pas d'un mensonge. Lorsque les 2 survivants face au bonhomme lui transpercent l'abdomen d'un violent coup de pioche, toutes ses tripes commence à lui dire Bye Bye. Mais la faim justifiant les moyens, il se saisit de ses entrailles et tente, dans un dernier sursaut, l'air étonné que cela fasse aussi mal, et tente, disais-je de les dévorer !!

-- bruit de chasse d'eau, lavage de dents… --

 

18 ans après l'avoir vu une première fois, j'avoue que ce film fait encore à peu près son effet mais il est quand même bien daté.

Par la musique tout d'abord. Parfois très tonitruante, parfois digne des pires documentaires de Thalassa. Mais toujours au synthé cheapos pas très bien maîtrisé. Angoissante quand il le faut en tous cas. On retrouve aussi la marque des réalisateurs de films d'horreurs européens de l'époque dans la prise de vue. La vue subjective de la progression du monstre au début du métrage et les zooms rapides si cher à Franco et à l'écurie Eurociné en général.

Joe d'Amato avait montré dans ce film à quel point il savait créer des ambiances glauques et macabres, pour notre plus grand plaisir (quoique). Le seul bémol serai sans doute dans les nombreuses longueurs dont souffre Antropophagous, chose que j'avais, depuis le temps, oublié, plus marqué par les moments de déferlement de mauvais goût qui font la marque d'un genre aujourd'hui presque abandonné.

A la mémoire de d'Amato, faites un effort, regardez-le jusqu'à la fin… vous ne le regretterez pas.

 


CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Si vous trouvez la carte de la mort dans un tarot de Marseille, c'est que quelque chose de mauvais va vous arriver (de toute façon, il y a toujours cette carte dans le jeu…).
  • Ce qu'il y a de meilleur chez une femme enceinte, c'est son fœtus.
  • On peut se faire scalper rien qu'en se faisant tirer par les cheveux.
  •  


    A VOIR


    5   min.   : Un peu de grenadine dans l'eau, et on y croit.
    29 min.   :
    Elle éclaire comme un spot, sa bougie. Bizarre…
    30 min.   : L'éternel coup du chat à ressort.
    50 min.   : Une variante du saut à l'élastique (avec l'élastique autour du cou).



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Marta : "Non, tu ne peux pas faire çà, c'est notre fils."
    L'Anthropophage : "Marta, désormais, c'est de la nourriture."

     


    Les cartes à collectionner

     

    Reference IMDB :

     


      LA GALERIE