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CANNIBAL FEROX
1981 - Dania Film



LES PERSONNAGES

- Mike : Dealer abject. Véritable pourriture raciste et défoncée qui se retrouve au Paraguay pour exploiter les gisements d'émeraudes. Mais les autochtones qu'il aura asservis vont le décalotter.

- Gloria : Etudiante en anthropologie. Elle arrive sur place pour chercher à prouver que le cannibalisme n'est qu'une légende… bien sûr !

- Rudy : Le frère de Gloria. Little boy-scout en bandana épris de justice. Les cannibales mettront fin à ses jours en l'empoisonnant.

- Joe : "Bras droit" de Mike. Un peu M. pas de chance. Il fera d'abord les frais de la folie de son camarade et puis il sera mangé tout cru par les habitants du village.

- Pat : Blonde un peu pute. Mike ne peinera pas à la rendre accro à la coca et elle subira les joies de la pendaison aux crochets… par les seins.

- Les cannibales : Petite tribu d'Indiens du Paraguay. A la base plutôt gentil, mais Mike ayant un peu abusé de leur bonne volonté, ils décident de montrer aux visages pâles toutes les facettes de leur gastronomie.

L'HISTOIRE, L'AVIS

Un vrai film de cannibales ! Et pas des moindres, italien, réalisé dans le sillon de Cannibal Holocaust et se déroulant suivant un prétexte assez similaire. Çà va mastiquer dur la barbaque bien rouge.


Le prologue se déroule aux Etats-Unis ou un camé tombe dans un traquenard chez son dealer habituel où des malfrats cherchent après Mike. Une fois le corps découvert, la police décide de mener l'enquête sur ce bonhomme.

Pendant ce temps, à Paraguaya, Gloria l'anthropologue, Rudy son frère et Pat leur boulet cherchent à rencontrer une tribu réputée comme pratiquant des rites cannibales. Ils ne sont pas vraiment là pour se faire des sensations mais pour étayer la thèse de Gloria qui pense que le cannibalisme n'est qu'un mythe. Sur leur route, leur Jeep va, bien sûr s'embourber, et les voilà partis en pleine jungle. Premier contact avec la population locale, un Indien maquillée qui de fait un petit repas à base de larve de bois, pas de quoi pleurer. Mais ses copains ne sont pas loin.

C'est alors qu'ils tomberont sur Mike et Joe. 2 dealers venus ici pour trouver des émeraudes et se faire un max de blé. Ils prétendent s'être faits attaquer par les cannibales et leur guide y aurait laissé la vie. Ils se dirigent alors vers le village (pour aller se faire bouffer alors ?). Mais les habitants ont l'ai plutôt loquaces. Joe semble ne pas pouvoir se remettre d'une blessure au bras et délire complètement.

C'est lorsque Mike et Pat buttent une jeune indienne que les choses commencent à mal tourner. Joe explique que Mike a déjà puni leur guide pour donner l'exemple et augmenter la productivité des habitants exploités (flash-back à la clé). C'est même lui, dans un accès de folie qui lui a tiré dans le bras ! Pendant ce temps, la police remonte la piste.

A la mort de Joe, tout commence à s'accélérer et les cannibales vont déployer des trésors de cruauté pour se venger. Mais pour Gloria, leur réaction est normal et appuie le fait que, dans le cadre d'un certain référentiel social, ils ne sont pas vraiment anthropophages (même si la bite de Mike a l'air d'être à leur goût). Tout le reste de la petite bande y passera, sauf Gloria qui sera libérée, comme par magie, par un petit indien rebelle et rapatriée par des chasseurs qui traînaient par-là.

 

Cannibal Ferox fait très fort dans le style. Il me semble même que ce soit celui qui détienne la palme du plus mauvais goût dans la série des films d'anthropophages italiens de l'époque. Au programme des réjouissances, du racisme, de la drogue, 2 castrations, une énucléation, une tête décalottée avec sa garniture dévorée, et pour finir en "beauté" une terrible pendaison de la blonde accroché au sein par des crochets, mais j'en oublie. Du coup, ce film assez hard, et il faut s'apprêter à pas mal encaisser ou se faire la main sur son modèle avant de l'appréhender, d'autant que les effets gores son vraiment convaincants pour l'époque.

Ce film a cette marque typique de la vague à laquelle il appartient. Un décor tropical et des stockshot de documentaires animaliers, des aborigènes en pagne, du disco de supermarché, des acteurs qui soit surjouent (oui Mike, tu es trop Bad !) ou, au contraire, sont aussi expressifs qu'une vache regardant le Big'Dil (Gloria, fait pas la tête, tu passes au cinéma !). La blonde montre ses seins, conformément au cahier des charges. Et les alternances des scènes entre la civilisation et le village des sauvages ainsi que le pseudo-prétexte scientifique tramant l'histoire finissent de compléter le tableau. En revanche, si l'on passe sur le racisme latent exposé à travers le personnage abject de Mike, il est très irritant de devoir se farcir des scènes de cruauté non simulées envers des animaux qui n'ont rien demandé pour ce film. Sur ce coup, Umberto Lenzi prouve qu'il n'est qu'un sale roublard et son film mérite amplement la poubelle rien que pour cela.

J'aurais vraiment savouré Cannibal Ferox en version cut (pour les animaux)/uncut (pour les plans manquant à l'appel sur ma vieille VHS). Cannibal Holocaust restera la référence dans le genre.

 

CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Quand tout va mal, rien ne vaut une petite chanson.
  •  


    A VOIR


    1   min.   : Disco.
    40 min.   :
    Nichons !
    49 min.   : Il est bien en forme Joe, d'un seul coup pour raconter tout çà.
    41 min.   :
    Ce film vous est offert par American Express.
    79 min.   : Çà doit quand même faire mal, accrochée par les seins.



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Rudy : "Il y a quelque chose que je n'arrive pas à comprendre."
    Gloria : "Quoi ?"
    Rudy : "Je ne sais pas."

    Gloria : "Mon Dieu, faite qu'elle meurt le plus vite possible. Oh, laissez-la vite mourir. Et laissez moi mourir vite aussi, je vous en prie."

     

     

    Reference IMDB :

     


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