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Amityville II, le Possédé
1984 - Dino de Laurentiis Cinematografica



LES PERSONNAGES

- Patricia Montelli : La grande sœur. Un peu naïve, un peu bigote. Abusée puis tuée par le possédé.

- Jan et Mark Montelli : Le petit frère et la petite sœur. Comme tous gosses qui se doivent, insupportables. Tués au fusil par le Possédé.

- Anthony Montelli : Le père de famille. Elève ses enfants à la dure, bat sa femme…il en payera le prix fort comme les autres.

- Dolores Montelli : La mère de famille. Bigote et l'air toujours hallucinée. Seconde victime du carnage.

- Père Adamsky : En lutte contre sa propre église. Il est le confident de Mme et Melle Montelli et viendra à bout de la possession. Finira… possédé !

- Sonny Montelli : Le possédé. Grand frère de la famille, c'est lui qu'investira l'Esprit de la maléfique maison. Finit arrêté mais sain d'esprit.



L'HISTOIRE, L'AVIS

De mon propre avis, je crois qu'il s'agit là du meilleur volet de la soporifique saga d'Amityville (nous tenons là la préquelle du premier épisode en fait), ceci pour deux raisons : le traitement donné à l'histoire d'une possession et l'interprétation très honnête de quelques-uns un des acteurs principaux.

Çà commence comme d'habitude, une famille emménage dans une nouvelle maison (Amityville, c'est pourtant de notoriété publique qu'elle est maudite cette maison !) et dès les premiers jours, il s'y passe des choses étranges. Le sang qui coule du robinet, les courants d'air dans les pièces censées être fermées, le miroir qui se brise pendant la prière d'avant manger…

Au milieu de tout çà, Anthony, le père de famille (magistralement interprété par Burt Young) tente d'asseoir son autorité en n'hésitant pas, parfois, à lever la main sur ses gosses et sa femme pour mettre les choses au point, une rixe se terminant même avec un fusil tenu par le grand fils sous le menton du père. C'est cet aspect des choses qui rend le film intéressant : la folie s'immisçant dans le cocon familial alors que l'Esprit Malin pousse Sonny, le possédé, à haïr ses proches par suggestion (pratique le Walkman pour faire passer les messages entre morts et vivant… méfiez-vous des gens qui ont toujours un casque sur les oreilles…).

L'Esprit en question (issu d'un ancestral cimetière indien sur lequel est construit la maison, si vous vous rappelez) va même pousser sa victime à commettre l'inceste, "ultime offense à Dieu". C'est là qu'il y a un problème, dans le mélange presque anachronique des mythologies. Comment des esprits maléfiques de cultes indiens peuvent être autant en connexion avec le bon Dieu des Américains d'aujourd'hui…? Bon, on laisse tomber, toujours est-il que le père Adamsky, qui veillait sur cette petite famille fraîchement arrivée s'inquiète de l'isolement du grand fils et des troubles apparents de Patricia.

Mais la nuit de l'anniversaire de Sonny, il est trop tard. Le Possédé s'empare du fusil de chasse de son père et tue tous les membres de la famille un par un. Seul survivant, il est donc mis aux arrêts mais le curé sais que Sonny n'est pas responsable. Et cet état est malheureusement prétexte à un dénouement façon l'Exorciste tout ce qu'il y a de plus classique, alors inutile de vous détailler.


Dommage pour cette fin si téléphonée. On sent la feignantise sur le dernier tiers du métrage. Certaines scènes sont cependant suffisamment dérangeantes pour maintenir l'attention sans sombrer dans le grand guignol. Certains effets spéciaux sont sympathiques malgré les inévitables fenêtres qui s'ouvrent et se ferment…Et puis, si on met de côté le jeu limite crédible de Rutanya Alda (la mère), les autres acteurs interprètent leur rôle à la perfection. Çà se laisse regarder pour un Amityville.



CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Il y a toujours un peu de sang dans les tuyaux d'une maison qui n'a pas été habitée depuis longtemps.
  • La maison d'Amityville n'aime pas les prières.
  • Les esprits aiment jouer au trampoline sur le ventre des vivants.
  • Les curés sont toujours aussi pervers lorsqu'il s'agit de confesser le pêché de chair.
  • La bougie qui ne s'éteint jamais aura toujours le même effet comique.
  • La maison d'Amityville a des fenêtres incassables.
  • Une transmission téléphonique peut avoir jusqu'à une journée de délai (ou alors les esprits ont des actions chez France Télécom…).
  • Si vous êtes accusés de meurtre, plaider la possession ne suffira peut-être pas à vous innocenter.
  • On ne déconne pas avec la hiérarchie de l'Eglise Catholique.



  • A VOIR

    2 min.   : Ho non, pas une comédie musicale !
    8 min.   : Evidemment qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Vous venez d'emménager dans la maison d'Amityville !
    10 min. : Quelle actrice : vas-y maintenant, fais-moi la peur…
    17 min. :
    Poltergeist !
    32 min. : Un esprit qui fait le cochon pendu ?
    40 min. : Nichons !
    45 min. : Goupillon magique !…
    52 min. : Quelle belle photo de famille.
    61 min. : On rappelle que les fenêtres sont toujours bloquées par des clous.
    64 min. : Ils partent la nuit et arrivent le jour. C'est si grand que çà comme bled Amityville ?…
    70 min. : Acte de violence gratuite contre un curé.
    93 min. : Mouche-toi curé.
    94 min. : Çà-y-est , Craignos Monster !



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Dolores : "Ho mon Dieu, qu'est-ce qui nous arrive ?"

    L'Esprit : "Pourquoi n'as-tu pas appuyé sur la détente ? Pourquoi n'as-tu pas tiré…sur ce porc ?"

    Anthony : "Vous le cureton mêlez-vous de vos oignons hein, j'élève mes enfants comme bon me semble. J'ai qu'un conseil à vous donner : dehors !"

    Sonny : "Petite sœur, vois-tu, tu es probablement la plus belle fille du monde."
    Patricia : "Tu n'es pas sûr ?"
    Sonny : "Oh, je sens bien que oui…ôte ta chemise de nuit."

    Père Adamsky : "Sonny, dis-moi qui est en toi !"



    Reference IMDB :

     

    Un très bon site sur ce film

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