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ALBATOR 84 : MA JEUNESSE EN ARCADIA
1982 - Toei Co.



LES PERSONNAGES

- Albator : Le capitaine corsaire. Avec son bandeau sur l'œil, avec sa joue balafrée... Héros au tragique destin.

- Zoll : Terrien sous les ordres du commandant des forces humanoïdes, puis activiste de la rébellion.

- Alfred : Petit pilote technicien, doublé par l'inénarrable Jacques Ballutin. Personnage attachant et dévoué à son ami Albator.

- Emeraldia : Corsaire qui combattra également aux côté du balafré. Elle erre actuellement dans le vide intersidéral.

- Nima : Créature féminine qui semble parler avec son cœur (puisqu'elle n'a pas de bouche… de quoi se nourrit-elle au fait ?).

- La voix de la liberté : Cette femme aux cheveux longs semble être la meuf d'Albator. Mais il la perdra dans les même conditions qu'Emeraldia.

- Le 1er Ministre : Sombre vermisseau, vil et vendu à la cause humanoïde.

- Le commandant des forces humanoïdes : Maître de la force d'occupation et ennemi mortel d'Albator. Sa loyauté aux principes chevaleresques lui coûtera la vie lors d'un duel ultime.

L'HISTOIRE, L'AVIS

Emanation pilote d'une série qui a bercé notre enfance, Albator 84 : ma Jeunesse en Arcadia revisite les classiques du compte chevaleresque et le transpose dans un space opéra futuriste pour notre plus grand bonheur.


Le premier chapitre de ce gigantesque épisode nous explique que la génération des Albator est condamnée à lutter contre l'oppresseur à bords d'embarcations diverses, qu'il s'agisse de biplan ou de vaisseau intergalactique, et que leur destin se joue bien souvent à l'approche du couloir de la sorcière (le mythe d'Ulysse et des sirènes y transparaît). Puis nous retrouvons les débuts de notre jeune Albator en tant que pilote de la flotte humaine intergalactique, humain sous le joug et oppressé par les humanoïdes.

La suite de l'action nous montre un héros en devenir, lancé dans la préparation à un combat sans merci contre l'occupant et ses collaborateurs, alors que d'une émission radio clandestine, la voix de la Liberté motive et appelle les pauvres terriens à la révolte. C'est l'occasion pour Albator de faire la rencontre des compagnons qui formeront sa troupe, d'Alfred (un flash-back nous explique d'ailleurs, qu'il s'agit d'une amitié qui traverse les générations, générique, et là, tout le monde chante !) à Emeraldia. Le capitaine corsaire perdra son œil lors alors que les humanoïdes le traquent sur terre. Pendant ce temps, l'armée du mal prépare une escapade visant à détruire la planète Tocarga, après, ce sera le tour de la terre.

Les rebelles humains veulent alors se porter au secours des habitants de cette planète. Albator emmène donc ses troupes à la rescousse, mais le commandant des forces humanoïdes prend Emeraldia et la Voix en otage, exigeant le retour de la flotte réfractaire. Mais le borgne, en son âme (tourmenté) et conscience, ira jusqu'au bout, et seule une révolte in extremis des humains sur terre sauve les 2 femmes.

L'aller/retour sur Tocarga n'aura presque servit à rien, la planète a déjà vu l'apocalypse et n'échappera pas à la destruction totale, seule la jeune Mira survivra, pour quelques jours... le retour vers la Terre, traqué par l'ennemi les force à passer par le couloir de la sorcière. Une fois sur le plancher des vaches, Albator est sommé de s'exiler, mais les humains veulent se joindre à lui, malgré les exigences de cette pourriture de Premier ministre. Lors d'une rixe, la voix est tuée, et Emeraldia suit de pas loin. Le capitaine Corsaire est alors provoqué en Duel par le tout puissant chef des humanoïdes. Mais cet ultime duel ne pourra avoir lieu que dans l'espace, vaisseau contre vaisseau, à la loyale. Le combat sera apocalyptique et l'issue surprenante de la par du vaincu.

 

Que l'on ne se méprenne pas, Albator 84 : Ma Jeunesse en Arcadia est une fresque bouleversante. Tant de thèmes d'une terrible richesse y sont abordés qu'il serait prétentieux de tous les énumérer dans cette chronique. Mais, pour nous, spectateurs français, c'est tout d'abord sous le regard d'une lutte contre l'occupant et la mise en place d'une politique de collaboration qu'il est intéressant de considérer cette œuvre, qui nous ramène à de sombres moments de l'histoire du pays. Et puis, pour tout humain que nous sommes, nous ne pouvons qu'être touchés par le destin de ce héros en permanences confronté à des situations extrêmes dont les issues souvent dramatiques sont le fruit de choix à prendre. Le choix… choisir de sacrifier une population entière pour les yeux de sa compagne, choisir d'emmener ses concitoyens au casse-pipe… et tous ceci traité sur un ton loin d'être infantile.

Ce long métrage, tout comme la série est imprégnée d'une certaine poésie qui marque bien le côté désespéré et chevaleresque de la quête de ce héros pas si solitaire, que ce soit par quelques plan de crépuscules post apocalyptique ou bien par la très bonne musique alternant les passages synthétiques propres au genre (space opera) avec de grands moments symphoniques. Agrémentez le tout du design inoubliable de Katsumata et son équipe et vous obtenez œuvre majeure du cinéma.

Dire que mon père trouvait ces dessins animés débiles et passait ses après midi devant l'Agence Tout Risque et K2000, pauvre con !

 

 

CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Le rire de la montagne, çà ne rigole pas..
  • La cicatrice est héréditaire.
  • Les gènes gardent la mémoire des actes des ancêtres.
  • Les humanoïdes disposent de la bombe nucleo-planétaire (Saddam peut aller se rhabiller).
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    A VOIR


    1   min.   : Générique !!
    24 min.   :
    Pourquoi Alfred s'est attaqué au cul de la grosse ?
    78 min.   :
    L'arche du Captain Blood ?



    LES REPLIQUES QUI TUENT



     

    Reference IMDB :

     


      LA GALERIE