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2072, LES MERCENAIRES DU FUTUR
1984 - Regency Productions



LES PERSONNAGES

- Drake : Héros des temps modernes, champion de la moto de la mort et victime du nouveau show de la chaîne 7 Sea...

- Abdul : Fred Williamson ! Assassin au grand cœur participant aussi au grand jeu contre Drake.

- Cortez : Bras droit véreux de Sam et coordinateur du nouveau jeu à diffusion internationale. Mais il ne fera pas le poids devant Drake et Abdul.

- Sarah : Employée de la chaîne. Sa curiosité l'amènera à découvrir la machination que prépare Cortez et elle se rangera ensuite au côté des joueurs.

- Monk : Ancien compagnon de jeu de Drake. Cramé de la tête, et nouvel espion au service de Sam grâce à une microcaméra qui lui a été implantée dans l'œil.

- Raven et les prétoriens : Une espèce de bande de chevalier de l'étoile noire du pauvre menée par un tyran militariste au look très SM capable de projeter un rayon très puissant avec un "miroir" implanté au creux de la main. Ils sont là pour surveiller la bonne préparation des joueurs.

- Sam : Grand Manitou de 7 Sea. Il s'agit en fait d'un ordinateur surpuissant en stationnement dans l'espace. Drake et sa bande le feront sauter à l'issue de leur rébellion.

L'HISTOIRE, L'AVIS

A l'occasion de ces Mercenaires du Futur, Lucio Fulci, grand maître de l'horreur italienne, à l'époque en grave perte de vitesse, nous livre là un nanar bien calibré, dans la lignée des "machin-truc" du futur.


Nous sommes donc en 2072, le peuple de la terre est scotché à sa télé et seule 2 grandes chaînes internationales rivalisent d'ingéniosité pour proposer des jeux toujours plus violents propres à rafler les parts de marché. 7 Sea, qui propose déjà la moto de la mort, discipline dominée par Drake, va mettre en place, sur l'idée de génie de Sam, des combats de gladiateurs motorisés, comme à l'époque de la Rome ancienne. Les participants de ce jeu, une bande de condamnés à mort qui ne rigolent pas se verront confrontés à Drake, impliqué dans suite à l'assassinat de sa femme. On ne comprendra d'ailleurs jamais vraiment ce qui l'amène à participer au jeu pour découvrir la vérité et se venger. En revanche, il est évident que ce sont les responsables de la chaîne qui ont fait tuer sa femme.

Nous suivrons ensuite la difficile intégration de Drake dans le groupe de condamnés à mort (d'ailleurs, si cela avait été eux les assassins, à sa place, je leur aurais tous latté les couilles, mais Drake est plutôt loquace). Nous les voyons à l'entraînement, dans une salle au stroboscope pour faire croire à la virtualité des combats, Drake passe au test psychologique en vue d'exacerber sa violence, sans succès. Les condamnés s'efforceront à faire comprendre à Raven et sa bande qu'ils leurs sont indispensables pour le succès de leur opération, cela impliquant qu'il faille les ménager plutôt que de s'amuser à les suspendre par les bras au-dessus d'une grande plaque électrique (?!).

Parallèlement, Sarah, membre de l'équipe de 7 Sea constate quelques trous dans la préparation et l'organisation du jeu. L'accès à Junior, l'ordinateur central et tout puissant (nous découvrirons sur la fin que lui et Sam ne font qu'un) lui est partiellement interdit. Son investigation l'amènera à découvrir que Cortez s'apprête à discréditer Sam en programmant l'explosion des bracelets traceurs des concurrents 20 minutes après la fin de la partie. Au cours de son enquête, elle ira même jusqu'à rencontrer le professeur Towman, une espèce de gourou hindou illuminé, géniteur d'une machine plus intelligente encore que l'homme (le QI humain aurait fortement régressé en 2072 avec tous ces jeux débiles à la télé ?).

Puis la partie commence. C'est partit pour un bon quart d'heure de cascades sur des motos trial customisées avec des bouts de tôle et du carton. Deux épreuves sont au programme, l'une retraçant les joutes moyenâgeuses et l'autre les courses de chars molles ben-hurriennes. Au cours de cette seconde parie, Sarah débarque sur le terrain pour avertir Drake de l'inéluctable danger qui les menace tous. Et c'est la mutinerie. Ils se retrouvent au poste de commande centrale pour éliminer Cortez, découvrir la vérité sur junior avant de la faire sauter grâce à une micro-caméra implantée dans l'œil de Monk (n'importe quoi, d'ailleurs cette dernière partie…).

 

 

Surfant sur la vague post Mad-max, empruntant énormément à Rollerball, à 2001 l'odyssée de l'espace, et même un peu à Orange Mécanique (les 3 dandys assassins de la femme de Drake qui sifflotent avant de passer à l'action) 2072, les Mercenaires du Futur est un défilé de grand n'importe quoi ou l'indigence du scénario qui multiplie les trous et les incohérences n'a d'égale que la maigreur des moyens.

On retiendra, entre autre, parmi les grands moments nanaresques les trois travelling toujours identiques sur une pauvre maquette en carton et alu censée représenter une Rome du futur cherchant à concurrencer la cité sombre et cyberpunk de Blade-Runner… ben voyons... La musique aussi, tout un poème vaut son pesant de Cerrone sous Valium (déjà que sans…) qui aurait vendu son moog pour se fournir chez bontempi. Dans le même registre, l'abus de délai sur les voix lors des flash-back ou des entraînements dans le tunnel enfoncent bien le clou.

Le casting est, bien entendu à l'avenant, déjà pour l'inénarrable Fred Williamson toute moustache peignée et une galerie de mongols qui en font beaucoup trop (Akira, l'Asiatique adepte de Kung-Fu est, dans le genre vraiment too-much)… mais c'est pour notre bien.

Fulci, qui marque tout de même de sa patte avec quelques effets gores bien sentis, avait-il vraiment toute sa tête lorsqu'il a pondu ce truc ?

 

CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Une moto qui percute un mur explose instantanément.
  • On a retrouvé avec quoi le chirurgien esthétique de Michael Jackson travaille !
  • Il reste des squelettes de gladiateurs sous le Colysée de Rome.
  • Les ordinateurs seront programmés avec des formules mathématiques, et non plus avec du code logiciel.
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    A VOIR


    1   min.   : Pauvre musique.
    2   min.   :
    Pauvres maquettes.
    5   min.   :
    Même pour cet écran, l'effet spécial est minable.
    11 min.   : Pauvre actrice.
    48 min.   :
    Qui a gribouillé sur la pellicule ?
    56 min.   : Pauvre acteur.
    58 min.   : J'ai rien entendu quand le professeur est tombé, comment a fait Sarah ?
    85 min.   : Troisième et dernier travelling sur la maquette.



    LES REPLIQUES QUI TUENT


     

    Les cartes à collectionner

    Reference IMDB :

     


      LA GALERIE