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AQUARIUS
1987 - DMV



LES PERSONNAGES

- Alice : La seule danseuse qui survivra à Irving Wallace. Et ce n'est pas la préférée Peter.

- Peter Collin : Metteur en scène impulsif et exigeant… un sale con qui ferai n'importe quoi pour que sa pièce rapporte du fric. Amputé d'un bras puis décapité par le hibou.

- Sybil : Danseuse enceinte de Danny. Scream queen de bas étage qui se fera couper en deux.

- Laurel : Danseuse favorite de Peter. Un peu nymphomane. Elle perd pas mal de son sang sous la douche.

- Betty : Copine d'Alice. Victime d'une mauvaise pioche (en pleine poire) pour avoir oublié ses lumières.

- Willy : Gardien tout pépère du théâtre. Lui viendra définitivement à bout d'Irving… juste entre les deux yeux.

- Irving Wallace : Ancien acteur converti dans la boucherie humaine. Dans ce film, il passe la plupart de son dans sous un inquiétant masque de hiboux.

L'HISTOIRE, L'AVIS

Pour son deuxième coup d'essais à la réalisation, Michele Soavi (responsable du génial et magnifique Dellamorte Dellamore) nous livre un film de massacre bien classique dont la trame est bien plus proche d'un slasher américain que d'un Giallo de ses racines.

 

La majorité de l'action prend pour décor un théâtre un peu glauque où Peter Collin tente de boucler la mise en scène de son dernier ballet moderne, qu'il voudrait voir plus subversif (comprenez, avec plus de sexe, évidemment). Mais cela ne tourne pas comme il le souhaiterait. Ce soir là, Betty accompagne Alice dans un hôpital psychiatrique pour faire soigner sa cheville (?!), et c'est à leur insu qu'elle ramène à proximité du théâtre un fou dangereux échappé de l'asile en la personne d'Irving Wallace. Betty en fera d'ailleurs les frais la première. La police alors sur les lieux où le corps de Betty a été retrouvé.

La raison voudrait que le boss ferme le théâtre pour ce soir et que chacun rentre chez soi pour accuser le coup. Mais il n'en est rien. Il décide de renfermer l'équipe dans la salle et de revoir, à l'occasion, l'intégralité de sa pièce. Manque de bol, le tueur n'a pas quitté les lieux…

Et nous voilà parti pour le classique jeux de massacre en huis-clos dont ne réchappera qu'une seule victime, se battant contre un assassin à tête de hiboux ayant la peau très dure.

 

Le synopsis n'est donc pas plus original que cela mais est tout de même relativement bien traité par un metteur en scène qui, en plus d'être un esthète macabre, connaît assez bien ses classiques, malgré le relent de petite production européenne qui se dégage d'Aquarius.

La progression de l'intrigue ne fait vraiment pas mal à la tête tant certaines ficelles sont parfois énormes. Les meurtres sont assez téléphonés mais certaines situations arrivent à susciter un minimum de suspens (maudites clés…) et la scène de meurtre sur scène pas vraiment simulée est même franchement impressionnante. L'ambiance claustrophobique est maintenue par une pluie et une nuit incessante hors du théâtre.

Pour le reste, la musique est très synthétique, le gore tâche bien et les acteurs sont loin de brûler les planches. Mais rien que la poésie qui émane de l'instant où le tueur se retrouve sur scène, silencieux, entouré des corps de ses victimes au milieu des plumes virevoltantes laisse déjà entrevoir la virtuosité dont sera capable Soavi dans ses essais suivant.

 


CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Les psychiatres font aussi de bons ostéopathes.
  • Ne demandez jamais à la prochaine victime de cacher la clé du lieu où vous êtes enfermés.
  •  


    A VOIR


    2   min.   : Plus naze que Fame.
    3   min.   :
    Acte de violence gratuite contre une poupée gonflable.
    4   min.   : C'est une tête de hiboux, pas une tête d'aigle !
    20 min.   : Betty avait les cheveux moins mouillés que çà dans la voiture.
    30 min.   : C'est du petit vomi çà…
    57 min.   : Pas très fair-play de balancer son employée pour se défendre contre une tronçonneuse.



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Betty : "Nous faisons partie d'une troupe de danseurs, on répète un spectacle au théâtre. Vous pouvez examiner sa cheville ?"
    Docteur : "Bien sûr, mais…qu'est-ce que c'est au juste ?"
    Betty : "C'est une comédie musicale."

    Betty : "Ha merde, je crois bien que j'aie oublié d'éteindre les lumières."

    Bret : "And now, ladies and gentlemen, Irving Wallace ! Merci, merci, merci."

    Willy : "C'est déjà dans les journaux de ce matin. Y'a une photo de vous. Le titre, c'est "Massacre à la chignolle""


    Une excellente chronique

     

    Reference IMDB :

     


      LA GALERIE