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LE BEAU-PERE
1987 - Incorporated Television Company



LES PERSONNAGES

- Stéphanie : Fille de Susan. Cette adolescente a du mal à vivre avec Jerry, son beau-père… et on la comprend.

- Susan : Nouvelle "épouse" et future victime de Jerry.

- Jim Ogilvie : Ex beau-frère de Jerry. Le maniaque ayant tué sa sœur, il va chercher à le retrouver sa nouvelle identité pour lui faire payer le carnage précédent.

- Dr Bondurant : Psychologue de Stéphanie. Ses méthodes d'approche envers Jerry lui causeront une migraine fatale.

- Jerry Blake : Maniaque aux multiples identités. Une seule chose compte pour lui, fonder une famille harmonieuse, quitte à remettre un peu d'ordre à coup de couteau ou de planche en bois.

L'HISTOIRE, L'AVIS

Certaines petites productions d'aspect téléfilmiques sont parfois plus efficaces que certaines grosses machines Hollywoodiennes soi-disant à suspense. Le Beau-Père compte parmi cette première catégorie.

 

Un homme barbu se lave les mains pleines de sang, prend sa douche, se rase complètement. Il se met des lentilles colorées, remplit sa valise d'affaires sales. Puis il descend les escaliers en sifflotant, le look de cadre quadragénaire propret, le sourire Colgate. Il sort dans la rue du magnifique quartier résidentiel, belle journée…il laisse derrière lui une femme et son gosse massacrés de multiples coups de couteau.

C'est ainsi que s'ouvre le Beau-Père et ce scénario pourrait bien se reproduire lorsque nous retrouvons notre aimable représentant immobilier un an plus tard, au sein de sa nouvelle famille composée de Susan et sa fille de 14, Stéphanie. La vie de ce petit foyer pourrait être idyllique s'il n'y avait pas cette tension latente entre Jerry et Stéphanie, qui refuse de l'accepter comme un vrai père.

Jour après jour, l'ambiance va se dégrader. La jeune fille a un sale caractère qui lui vaut un renvoi de son école, mais son "papa" fera tout pour qu'elle réintègre le Lycée plutôt que d'aller dans une école privée, loin du cocon familial. Mais c'est surtout lorsque Stéphanie apprendra d'un article dans un journal qu'un psychopathe a décimé une femme et son enfant après quelques années de vie commune, et que ce monstre a sans doute refait sa vie, que les choses vont se gâter. Même si la mère n'y voit que du feu, pour sa fille, le doute quant à la réelle identité de Jerry devient de plus en plus persistant, bien que beaucoup d'éléments contredisent ces suppositions.

Parallèlement, Jim Ogilvie, frère de l'ancienne victime continue sa chasse à l'assassin, qui le mènera jusqu'au foyer des Blake.

 

Tout simplement délectable. Avec son air de téléfilm "tiré d'une histoire vraie" comme M6 en diffuse à longueur de journée, le Beau-Père pose une ambiance très familière qui va doucement virer au cauchemar au fur et à mesure que la tension monte, que la machine familiale déraille. Et cette défaillance de la cellule ne fait qu'augmenter le stress, la perte de contrôle et les manifestations de violence du Beau-Père. Aucun élément fantastique dans ce film ne vient perturber l'aspect "çà peut vous arriver" de l'histoire… à deux ou trois énormités près. Par exemple, comment Jerry a-t-il pu mener ainsi sa double vie lorsqu'il a commencé à "remettre un peu d'ordre", sachant qu'il utilise un tas d'artifices esthétiques ? Comment Susan, au bout d'un an de vie commune, ne s'est elle pas rendue compte qu'il portait une moumoute ?!

Si l'on fait abstraction de ces boulettes scénaristique la sauce prend vraiment bien. Le suspens est omniprésent et repose en grande partie sur l'interprétation magistrale de Terry O'Quinn, littéralement possédé par son rôle de maniaque du bonheur familial. Voir son regard, son attitude changer au fil des obstacles le séparant du bonheur qu'il recherche est franchement saisissant de réalisme. Le malaise n'en est que plus fort. Nous avons dans ce film l'un des psychopathes les plus crédibles jamais vus à l'écran.

De l'intro magistrale au dénouement douloureux bien que classique, le Beau-Père est un excellent thriller qui vous ferait presque regarder votre voisin sous un autre jour.

 


CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Il n'y a pas de famille sans enfant …. Mwouhahaha
  • Le bricolage et le meurtre sont deux bons moyens d'évacuer le stress.
  • Dans l'administration, il y a des grades permettant de traiter son chef de sale con.
  • On peut passer un an avec une femme sans qu'elle ne se rende compte que vous portez une moumoute.
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    A VOIR


    11 min.   : Baston de filles !
    17 min.   : Pas étonnant qu'il soit psychopathe à force de regarder des films aussi niais.
    70 min.   : Un bon coup de téléphone.
    72 min.   :
    Nichons !




    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Petite fille : "Qui est Jill ?"
    Jerry : "C'est ma fille."
    Petite fille : "Vous aviez dit qu'elle s'appelait Stéphanie…"

    Jerry : "Je dois mettre un peu d'ordre dans cette maison."

     


    Reference IMDB :

     


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