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BATMAN : LE DEFI
1992 - Warner Bros.



LES PERSONNAGES

- Max Shreck : Christopher Walken ! Le plus méchant des méchants de ce film. Le stéréotype du capitaliste froid et calculateur. Victime d'un dernier baiser électrique de Catwoman.

- Le Pingouin/Oswald Chesterfield Cobblepot : Danny De Vito méconnaissable ! Le plus pitoyable des méchants du film. Monstre-né, recueilli et élevé par des pingouins, sa quête d'identité et d'humanité causera sa perte.

- Catwoman/Selena Kyle : Michelle Pfeiffer ! La plus miaou des méchants de ce film. Secrétaire nunuche et solitaire de Shreck, c'est après que son boss l'ai défenestrée qu'elle se métamorphose en superféline vengeresse à la peau souple mais dure.

- Batman/Bruce Wayne : Vengeur masqué par excellence de la bande. Pas vraiment de super pouvoir et un peu névrosé. Il a fort à faire cette fois-ci avec les trois énergumènes cités plus haut.

 


L'HISTOIRE, L'AVIS

La Planète des Singes n'est pas le premier film de commande de Tim Burton. En effet, coincé entre un quota-casting imposant une potiche de service (Kim Basinger), un Jack Nicholson show à gérer et un scénario pas trop alternatif en vue de taper large lors du premier épisode, ce n'est qu'avec cette deuxième opportunité que maître Burton peut réaliser son Batman. Et il n'y a aucune raison de se plaindre car il est rare, dans le domaine du cinéma fantastique qu'une suite surpasse son prédécesseur.

 

Le prologue nous montre la naissance puis l'abandon à la rivière d'un bébé difforme. Le berceau finit sa course dans les égouts auprès des pingouins qui recueilleront celui qui deviendra… le pingouin !

33 ans plus tard, à la période de Noël dans la gothico-lenninienne Gotham City, d'âpres négociations se font entre le maire de la ville et Max Shreck, un maléfique homme d'entreprise pourri qui essaye de revendre son projet de centrale nucléaire alors que la cité produit déjà trop d'énergie. Nous apprendrons plus tard, que cette centrale est en fait censée dissimuler un accumulateur géant censé pomper ce surplus d'énergie (on ne saura jamais pourquoi, mais il est facile d'interpréter…). Mais alors qu'ils fêtent Noël sur la place publique, les hommes du pingouin sèment la panique, Batman fait ce qu'il peut, mais Max Shreck est kidnappé.

De sa rencontre avec le monstre, le pourri envisage un pacte visant à faire du pingouin en quête de reconnaissance et d'humanité un nouveau héros pour Gotham City. C'est que l'industriel véreux a un plan... Un soir, il retrouve Selena Kyle, sa secrétaire "mal dressée" le nez dans des papiers qu'elle auxquels elle n'aurait jamais pu avoir accès sans mot de passe. Trop efficace pour être honnête à ses yeux, il la défenestre. Mais la chute de la jeune femme n'est miraculeusement pas mortelle. De retour chez elle, elle pète les plombs et se créé, en plus d'une nouvelle identité, un costume en cuir noir qui fera date dans l'histoire de la mode SM/fétichiste : Catwoman est née !

Ensuite, une mise en scène où le pingouin sauve le bébé du maire de la ville, fait de la créature un sauveur, son retour à la lumière étant ainsi assuré, Bruce Wayne commence à s'intéresser aux origines de ce nouveau venu. Lors d'un entretien d'affaire tendu entre Bruce et Max, Selena refait apparition au bureau de son patron, à sa grande surprise (qu'il tente de dissimuler). La suite des rencontres entre Bruce/Batman et Selena/Catwoman ne sera alors plus qu'un jeu basé autour de la dualité amour/combat, anonymat/célébrité...

Shreck fait ensuite orchestrer une nouvelle mise en scène pour faire du pingouin le nouveau maire de Gotham afin de discréditer celui actuellement en place et, par la même occasion, son justicier habituel Batman. Tout se passe pour le mieux pour les "forces du mal". Catwoman propose même au Pingouin de s'associer pour lutter contre leur ennemi commun.

Les bastons s'enchaînent entre ces créatures de la nuit et Batman est accusé d'avoir kidnappé la reine des glaces, égérie du futur nouveau maire. Il passe pour mort à l'issue d'un affrontement, et l'alliance Pingouin, Catwoman s'achève aux prix de la deuxième vie de la féline. Pendant ce temps, les hommes de main du Pingouin piège la Batmobile et leur chef en prennent le contrôle à distance alors que le Dark Night est aux commandes pour s'échapper. Mais l'attentat échoue (ho, c'est Batman quand même !).

Lors d'une allocution publique du pingouin, Bruce Wayne trafique le système sonore pour démasquer la nature malfaisante du prétendant. Humilié et largué par Max Shreck, qui tenait les ficelles du jeu, le mutant décide de kidnapper l'industriel véreux et tous les bébés de Gotham City lors d'une party où sont présents Bruce et Selena. L'assaut sera mené par l'intermédiaire d'une armée de pingouins téléguidés armés de missiles.

Mais Batman parvient à modifier leur trajectoire et l'attaque manquée réveille une nuée de chauve-souris qui viennent (presque !) à bout du Pingouin. De son côté, Catwoman se fait la peau de son enfoiré de boss en l'électrocutant, le pingouin se relève mais ne fait pas long feu… la fin de la créature est en fait bien triste lorsque ses parents adoptifs à palmes plongent son corps dans l'eau des égouts.



Impossible à résumer en quelques lignes, cette histoire de super héros tourmentés est pleine de rebondissement et suivre les destins croisés de ces quatre personnages est un vrai plaisir. Aucun caractère ne prend le pas sur un autre (au contraire du premier opus) et surtout pas celui de Batman. Tim Burton n'a jamais montré de grande passion pour les preux chevaliers aux dents blanches de toute façon. A propos de dents blanches, Danny De Vito fournit là une interprétation magistrale d'une créature pitoyable que l'on n'arrive jamais vraiment à détester.

Les interprètes sont, de toute manière excellents et nombres de répliques (notamment celles de Catwoman) sont des perles de cynisme et d'humour noir, loin de la niaiserie des Super Héros classiques. Le réalisateur s'offre même le luxe de désigner comme méchant ultime le personnage à l'apparence pourtant la plus humaine : Max Shreck ! Mais Tim Burton n'a jamais montré de grande passion pour les hommes d'affaires aux dents blanches de toute façon.

Mais la richesse des développements psychologiques de Batman : le Défi n'implique pas une mise à l'écart du divertissement pur. Dans ce film, les décors sont énormes et somptueux, Gotham la toile de fond de l'histoire est toujours aussi imposante et sombre. Les scènes d'actions sont nombreuses et cartonnent vraiment tandis que les gadgets ne sont pas oubliés. Cet épisode où la patte caractéristique de Burton est omniprésente serait limite plus fantaisiste que la BD originale, plus versée dans le quotidien. Au final, on se demande comment ce génie a pu mettre autant de cinéma dans 126 minutes de pellicules… 126 de bonheur qui se concluent, cerise sur le gâteau, par un morceau de Siouxie and The Banshees !!! Un des meilleurs films du monsieur.

 


CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Un berceau lesté d'un bébé flotte sur l'eau.
  • C'est fou toutes les armes que l'on peut construire autour d'un parapluie.
  • N'utilisez jamais le nom de votre chien pour un mot de passe : trop facile à deviner.
  • Quelques stores et 5 cm. de neige peuvent vous sauver d'une chute d'une dizaine d'étages.
  • Un maquereau frais est le meilleur moyen de soudoyer un homme pingouin.
  • Un maire, çà baise à tout va.
  • Les armes de jet sont inefficaces contre un super-caniche.
  • Vicky est un prénom de patineuse ou d'hôtesse de l'air.
  • Bruce Wayne a plein de costumes de Batman dans sa penderie.
  • Les femmes chattes ont aussi 9 vies.
  • Les vierges de fer font de bons passages secrets.
  • Une pelote géante ne suffit pas à amadouer Catwoman.



  • A VOIR

    1 min.     : Acte de violence gratuite contre un chat.
    11 min.   :
    L'attaque du paquet cadeau géant ?
    12 min.   : Acte de violence gratuite contre le Père Noël.
    29 min.   :
    Acte de violence gratuite contre un téléphone, un répondeur, des peluches et du mobilier.
    44 min.   : Çà, c'est l'effet résurrection, fait comme si de rien n'était Max.
    47 min.   : Belle cour des miracles.
    49 min.   : Il aura intérêt à se désinfecter le nez après s'être fait mordre par des dents aussi pourries.
    51 min.   : Attentat au caniche piégé !
    54 min.   :
    Acte de violence gratuite contre des mannequins.
    63 min.   : Catwoman met le petit oiseau du pingouin dans sa bouche tandis qu'il veut percer sa petite chatte ?!
    66 min.   : L'archétype de la blonde à 2 neurones.
    75 min.   : Lumière !
    80 min.   :
    Acte de violence gratuite contre un embouteillage.
    86 min.   : DJ Bruce Wayne aux platines.
    90 min.   : MC HAMMER, Classic remix !
    93 min.   : Mon dieu, mais alors… tu es bien… Batman ?!
    98 min.   : L'armée des 12 000 pingouins.
    108 min. : Fantômas !



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Selena : ""en réalité, plutôt une question"… pauvre saucisse en croûte !"

    Le Pingouin : "Je crois que le mot que tu cherches est… AAAHHHAAAA"

    Le Pingouin : "N'oublie pas… tu tires la chasse, moi, des feux d'artifice !"

    Catwoman : "Je ne sais pas pour toi, Kitty, mais moi, je me sens…tellement plus "miam-miam"."

    Le Pingouin : "Peut-être qu'en me voyant tripoter…mon hochet de chez Tiffany… avec mes nageoires luisantes… et non 5 petits doigts boudinés… ils ont paniqué. Mais je leur pardonne."

    Catwoman : "Miaou !" BOOM

    Le Pingouin : "Dite : "cheese""
    Reine des glaces : "Cheese !"

    Catwoman : "Je n'ai pas eu ma pâtée."
    Batman : "Mordez la poussière. Riche en fibres."

    Le Pingouin : "Pourquoi être partial ? Mâles et femelles. Il y a égalités des sexes quand les zones érogènes… explosent tous azimuts !"

    Le Pingouin : "Vous êtes jaloux parce que je suis un vrai monstre… et que vous devez porter un masque."

    Catwoman : "Encore 2 vies… j'en garde une pour Noël prochain. Mais entre-temps… un bisou papa Noël ?"

    Le Pingouin : "La chaleur m'incommode. Je vais vous tuer temporairement. Mais avant… il me faut un verre d'eau glacée."



    Reference IMDB :


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