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LE BAZAAR DE L'EPOUVANTE
1993 - Castle Rock Entertainment



LES PERSONNAGES

- Netitia Cobb : Serveuse simple d'esprit au dur passé conjugal. Son chien compte plus que tout, elle trouvera la mort dans sa bagarre contre Wilma.

- Sheriff Alan Pangborn : Il pensait trouver la paix à Castel Rock…Fiancé de Polly, il remettra la ville en ordre.

- Polly Chalmers : Serveuse de cafétéria arthritique, Leland en fera son petit "à côté".

- Brian Rusk : Gamin de 11 ans, fan de Baseball. Premier client du brocanteur.

- Pete et Wilma Jerzyk : Eleveurs de dindes. De bon vieux rednecks. Wilma finira violemment plantée par Netitia.

- Danforth Keeton : Conseiller municipal cupide, violent et parano. Il n'aime pas qu'on l'appelle Buster.

- Leland Gaunt : Max von Sydow au meilleur de sa forme. Le Diable caché sous les trais d'un antiquaire. Hobby favoris : semer la panique et la haine dans les trous des Etats Unis.


L'HISTOIRE, L'AVIS

Retour à CastelRock pour l'une des multiples adaptation de Stephen King. Le Bazaar de l'Epouvante et à la croisée du drame social de Dolores Claiborne et des délires fantastiques d'un çà, et fait partie des passage réussi de l'œuvre du maître à l'écran, ceci, grâce, notamment à une interprétation magistrale dont font preuve les acteurs de ce film.

 

L'histoire propose un sujet tout ce qu'il y a de plus réjouissant. Imaginez une petite ville paumée en Nouvelle Angleterre, un vieil Antiquaire vient ouvrir sa boutique pour le bonheur de chacun des habitants. Et sous les traits de ce sympathique vieux bonhomme se cache en fait le Diable qui prendra un malin plaisir à perturbé cette paisible vie et mettra la ville littéralement à feu et à sang.

Pour parvenir à ses fins, il exploite les faiblesses de chacun des habitants en leur proposant L'Objet dont ils ont toujours rêvé (un carte de joueur de base-ball dédicacée, un blouson rappelant la jeunesse glorieuse de cet alcoolique, des œuvres erotico-artistiques au pasteur…), en échange, non pas de pièces sonnantes et trébuchantes, mais d'une petite blague à faire à un autre habitant de CastleRock.

C'est que le nouvel antiquaire semble connaître le passé et les problèmes de chacun d'entre eux. Et petit-à-petit, à force de mauvaises interprétations de ces mauvaises blagues, les rancœurs vont se créer, la colère, parfois et des actes de violences inouïs assiègent la ville (le combat douloureux entre Netitia, et Wilma…). Le Diable poursuit tranquillement son œuvre de destruction pendant que le Shériff "incorruptible" tente de comprendre ce qu'il se passe.

Leland sera finalement démasqué, et c'est par Keeton, sa victime sans doute la plus faible et veule, qu'il perdra la partie, non sans donner rendez-vous aux générations futures de CastleRock.

 

Chronique de la haine ordinaire qui dégénère. L'auteur ne ménage personne et tout le monde en prend pour son grade, du conseiller municipal complètement véreux aux représentants de différentes confessions qui font des concours de prières et finissent par se foutre sur la gueule. La violence exposée est, de plus, tout ce qu'il y a de plus réaliste. La progression inexorable de la violence et de la haine à laquelle on assiste est un délice finement observé : il ne faut finalement pas promettre grand chose à ces pauvres créatures humaines (des objets anodins) pour qu'ils se mettent à s'entre tuer...

Même si le film s'essouffle un peu sur sa fin, il est très bien fait, avec une bonne mise en scène, quelques idées de montage assez forte (les flash-back provoqués par chaque objet) et surtout, un jeu d'acteur irréprochable. A ce titre, Max von Sydow DOMINE littéralement le métrage avec une interprétation jubilatoire de ce Diable paraissant si inoffensif. Et rien que pour le numéro du Monsieur, le Bazaar de l'Epouvante est chaudement recommandable.

 


CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Le Diable sait ce que vous désirez le plus au monde, et parfois, ce n'est vraiment pas grand-chose !
  • Un simple flic qui fracasse un mec finit Sheriff dans un pauvre bled en Nouvelle Angleterre.
  • L'Eglise à supprimé les jeux de hasard de sa liste des pêchers.
  • Les pasteurs font de sacrés corbeaux.
  • Le Diable est un dieu en action commerciale !
  • C'est au bout de 40 pommes lancées dans les vitres d'une maison qu'on prend conscience d'avoir fait une connerie.
  • Le Diable sait quand même qu'il ne faut pas tuer un flic.
  • L'arthrite est un mal à se retourner par terre.
  • Hitler, l'affaire Kennedy, la bombe atomique sont bel et bien l'œuvre du Diable.
  • Le Diable a un press-book impressionnant.
  • Ne jamais parler à la Vierge en présence du Diable.


  • A VOIR

    9 min.     : Quels beaufs avec leur Base-ball.
    10 min.   :
    Une carte de Base-ball meilleure qu'un trip ?!
    17 min.   : Gentil chien !
    23 min.   : On dirait qu'il fait de l'art contemporain avec ces boules de fiente.
    28 min.   : Un juke-box en pleine crise d'épilepsie.
    33 min.   : Mort de rire, le pasteur qui demande au Diable quelle est sa confession !
    34 min.   : Le Saint-Graal !
    51 min.   : C'est le moment d'apprendre plein d'insultes en Américain.
    55 min.   : Combat féminin à l'arme blanche.
    70 min.   : Tout le monde en a marre quoi…
    86 min.   : 2 gosses qui se chamaillent.
    98 min.   :
    Acte de violence gratuite contre un juke-box.
    102 min. : Baston de curetons !



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Sheriff : "Quand j'ai été nommé Sheriff ici, je me suis dit "enfin, j'ai trouvé une ville dans laquelle les gens ne passeront pas leur temps à insulter leur voisin, une ville où mon seul boulot sera de faire redescendre ces putains de chats nichés sur les toits.", et bien au lieu de çà, je suis tombé dans un cul de basse-fosse… j'en ai marre ! "

    Leland : "Personne ne saura que c'est vous, je le promet !"

    Leland : "Nous nous sommes déjà rencontrés… votre visage m'est familier."

    Vieil alcoolo : "Pourtant, j'en ai bavé pour devenir ce que je suis devenu..."

    Leland : "Que la fête commence mes amis."

    Wilma : "Si t'approches sale pute, j'te découpe en morceaux j'te préviens."

    Leland : "Mais n'ayez pas peur, Hugh, les armes ne tuent pas les humains, ce sont les humains qui tuent leurs semblables, j'en ai l'expérience depuis très longtemps."

    Vieil alcoolo : "Oh, doux Jésus !"
    Leland : "Le charpentier de Nazareth ? Je l'ai bien connu… un garçon plein d'avenir, mort trop jeune hélas !"

    Leland : "J'ai toujours apprécié chez les femmes l'importance qu'elles attachent à leur vertu…"

    Keeton : "J'ai tué ma femme, et je n'aurai pas dû… c'est mal, je sais"
    Leland : "Ce sont des choses qui arrivent ! Elle l'avait mérité ?"
    Keeton : "Ben je sais pas, pourtant je l'aimais !"

    Leland : "Les miracles, je laisse çà à d'autres."

    Keeton : "Laissez-moi vous dire une chose avant, c'est la dernière fois que vous m'appelez Buster !"




    Reference IMDB :


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