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BRAINSCAN
1994 - Admire Productions Ltd.



LES PERSONNAGES

- Michael : Jeune Nerd orphelin et de mère et délaissé par son père. Fan de jeu vidéo et de films d'horreur… tiens…tiens…

- Kyle : Pote de Michael, encore plus abruti que lui. Seconde victime de la partie de Brainscan qu'a commencé Michael.

- Kymberly : La voisine de Michaël. Pétasse américaine de base. Dernière victime potentiel du Trikster, mais, évidemment, Michael est très amoureux d'elle.

- Igor : Le Tamagoshi P.C. de Michael. Machine obéissante dans sa chambre, le fantasme vivant de tout boutonneux qui se respecte.

- Le Trikster : Sorte de croque-mitaine punkoïde virtuel. C'est lui qui mène et guide la partie de jeux vidéo meurtrière et ultra-réaliste dans laquelle Michael s'est lancée.

L'HISTOIRE, L'AVIS

Là, il y a de quoi se fâcher. Brainscan est le genre de film qui part avec une idée peut être pas géniale, mais assez intéressante pour varier un peu les plaisirs du slasher de base. Et puis, çà se transforme assez vite en pamphlet moralisateur contre tout ce qu'un ado de maintenant, un peu différent, apprécie. Une désagréable puritanerie.

 

Michael est au collège et vit la plupart du temps tout seul, en haut de la grande maison de son père toujours absent. Les seules relations à peu près humaine qu'il peut avoir, il les a avec son copain Kyle (il reluque bien sa voisine d'en face, mais n'ose pas l'aborder), le reste du temps, il prend son pied devant des classiques du cinéma d'horreur et des jeux vidéos dont il regrette qu'ils ne soient pas plus prenant.

Quand un jour, via une annonce et un appel à un éditeur de jeux vidéos, il reçoit un VCD, d'un genre prétendu tout nouveau, sensé révolutionner tout ce qui s'est fait en matière de sensation forte et de réalité virtuelle. Ce sera le cas au moment de la première partie où Michael sera réellement dans la peau d'un serial killer mettant en œuvre ses basses besognes.

Après ce terrible moment d'excitation, le gamin déchantera très vite lorsqu'il se rendra compte que la fiction a pris le pas sur la réalité et que la victime de sa partie de Brainscan est belle est bien morte. Arrive alors dans sa chambre, tout droit sorti de son écran le Trickster, être virtuel maléfique maître du jeu et tentateur.

Pour sa seconde partie, Michael doit éliminer le seul témoin du crime : son ami Kyle. Partie gagnée. Ensuite, et alors qu'il aura déjà les flic sur le dos et que, malgré lui, il ne peut plus faire marche arrière, le Trikster lui lance un nouveau défi dans lequel le gamin n'aura pas à tuer. Mais l'être fait de bits, d'octets et on ne sait quoi encore (du latex mal collé autour de la crête ?) truque la donne et c'est le carnage dans le village, en proie à la panique à l'idée qu'un serial killer se ballade dans leurs rues.

Enfin, le quatrième disque est censé signifier la mort de Kimberly dont Michael est très amoureux. Mais comme c'est un film américain pas trop underground, l'amour est plus fort que tout. Alors le Trikster perdra la lutte interne dans l'esprit de Michael. Puis le teen-ager défoncera tout son terrible matériel et préférera sortir à la party de Kim où il retrouvera la niaiserie déprimante des autres ados de son âge et son ami Kyle qui, en fait n'était pas mort puisque, finalement tout n'était qu'un jeu.

 

Je reviens dans un instant, j'ai envie de vomir…

Voilà. Alors le film démarrait bien avec Edward Furlong jouant à merveille le Nerd défoncé au videogames. On rigole même un peu devant le P.C. surpuissant comme savent le montrer les films américain présentant des petits génies de l'informatique (absurde !). Quelques réplique, au début du métrage, sont carrément désopilantes et la déco de la chambre et les référence cinématographiques de Michael prouvent bien que le script n'est pas l'œuvre d'ignares en la matière.

Et puis passé la première partie de Brainscan et son effet un peu gore, on sent pointer le prétexte facile et douteux des jeux vidéos et des films d'horreurs qui passent ici pour les causes évidentes de la violence chez les jeunes (et patati, patata). Bon, pas de polémique de ma part, allumez la télé sur TF1 ou M6, cela devrai vous laisser formuler votre propre opinion (vous ne voyez pas ??? Fermez votre navigateur, vous n'avez rien à foutre sur cette page !).

Même le Trikster, au final, n'est pas effrayant pour 2 sous et fait même carrément guignol à peine drôle. L'absorption/fusion dont nous sommes témoins à la fin du film donne vraiment dans le n'importe quoi et date directement le film au milieu des années 90, où les abus de morphing pourris ont fait tomber pas mal d'effet d'autres œuvres à plat (qui a dit La Nuit Déchirée ?).

Une morale à 2 balles pour un film gâché.

 


CE QUE J'AI APPRIS DANS CE FILM

  • Regarder un film porno provoque une érection menant au viol.
  • Ne laissez jamais un Punk Virtuel seul dans votre chambre : ce sont de vrais porcs.
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    A VOIR


    3   min.   : Encore le coup du P.C. doué de raison et écoutant les ordre du maimaître boutonneux.
    25 min.   : Quelle ambiance, chez les parents de Kim !
    30 min.   : Le Trikster a vraiment des goûts de chiotte.
    82 min.   :
    Acte de violence gratuite contre du matos de pointe !



    LES REPLIQUES QUI TUENT

    Kyle : "Vous avez le choix entre découpage à la tronçonneuse, cauchemar 8, etc., etc., vous assouvirez vos fantasmes les plus écœurants hahaha ! "

    Le prof : "Puis-je savoir de quoi il s'agit, Mr Brower ?"
    Michael : "Ouais, de vésicule."

    Le Trikster : "Ils peuvent me crever les yeux, mais…mais surtout, pas de country music. Tout homme a ses limites."

    Kyle : "Tu as failli t'empaler sur mon porte-bonheur…c'est un porte-angoisse !"


    Reference IMDB :

     


      LA GALERIE